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LES ELECTIONS EUROPEENNES et LES TERRITOIRES DE MONTAGNE




Les montagnes en Europe




Au niveau européen, l'ensemble des massifs de montagne concerne :

  • 21 États membres de l'Union européenne,

  • 35,69 % de la superficie

  • 17,73 % de la population européenne, Suisse incluse.

Selon les définitions de la montagne, les montagnes représentent donc entre 30 et 40 % du territoire de l'Union européenne et entre 12 et 20 % de la population.

LA MONTAGNE DOIT AVOIR TOUTE SA PLACE DANS LES GRANDES POLITIQUES EUROPÉENNES



Les montagnes en France

Les montagnes occupent près de 30% du territoire.




La montagne c’est :

  • 8 785 communes réparties dans 42 départements et 10 régions ;

  • des sites protégés : forêts protégées, espaces naturels, dont cinq parcs nationaux, une cinquantaine de parcs naturels régionaux et de réserves naturelles, réseau Natura 2000, notamment ;

  • une biodiversité très riche et variée ;

  • des sites touristiques (dont 350 stations de ski) ;

  • notre château d'eau douce ;

  • 60 000 exploitations agricoles (18% des élevages de France) ;

  • des industries. Certaines zones, comme les bassins de Thiers, d’Oyonnax ou la vallée de l’Arve ont plus d’un tiers des salariés employés par un établissement industriel (Insee 2017).


Les Alpes

Les Alpes s’étendent sur une superficie de 190 959 km² et sont partagées entre huit États qui sont communément appelés « Pays Alpins » : l’Autriche, l’Italie, la France, la Suisse, l’Allemagne, la Slovénie et deux autres micro-États que sont Monaco et Liechtenstein.


Les Alpes françaises

La France dispose de 20,7 % de la superficie totale des Alpes. On les retrouve dans neuf départements à savoir : la Savoie et la Haute-Savoie, l’Isère, les Hautes-Alpes, les Alpes-de-Haute-Provence, la Drôme, le Vaucluse, le Var et les Alpes-Maritimes.


Les Alpes italiennes

En Italie, les Alpes sont présentes dans la partie nord du pays et plus précisément dans 5 régions : le Val d’Aoste, le Piémont, le Trentin-Haut-Adige, la Lombardie et la Vénétie. Elles s’étendent sur une superficie de 51.995 km2, soit 27,22 % de la superficie totale des Alpes. Parmi les monts les plus connus, il y a le Grand Paradis, le mont Blanc, Cervin, le Massif du mont Rose et les Dolomites.


Les Alpes d’Autriche

L’Autriche est un pays qui se trouve au cœur même des Alpes. On y retrouve 28,5 % de la superficie totale des Alpes. Le point le plus culminant des Alpes Autrichiennes est le Glockner et il a une hauteur de 3798 mètres. Il se situe entre la Carinthie et le Tyrol.


Les Alpes d’Allemagne

Encore appelées Alpes bavaroises, les Alpes du territoire allemand représentent 5,6 % de la superficie totale des Alpes.


Les Alpes en Suisse - hors contexte concernant les élections européennes mais à connaître dans un contexte global

La Suisse est un pays dans lequel on retrouve seulement 14 % de la superficie des Alpes, mais plusieurs des hauts sommets qui composent la chaîne de montagnes.


Autres pays

La Slovénie et les micro-États du Liechtenstein et de Monaco ne disposent que de 4 % des montagnes alpins. On les retrouve entre la Haute-Carniole et Frioul Vénétie julienne pour la Slovénie, entre l’Autriche et la Suisse pour Liechtenstein et le long de la côte d’azur pour Monaco.


Spécificité de Auvergne Rhône Alpes

Avec 70 % de son territoire situé en montagne, Auvergne-Rhône-Alpes est la plus grande région de montagne d’Europe. Les 2/3 de la région sont classées en zone de montagne, dont 10% en haute montagne, et plus d’1/3 de sa population vit en zone de montagne.



Impacts du changement climatique : Montagnes et Glaciers


Sentinelles du climat, les montagnes se réchauffent deux fois plus vite. Dans les Alpes et les Pyrénées françaises, la température a déjà augmenté de +2°C au cours du 20ᵉ siècle, contre +1,4°C dans le reste de la France (source Météo France).




IL EST URGENT DE REDUIRE L’IMPACT DU RECHAUFFEMENT EN MONTAGNE ET D’ACTIVER UNE POLITIQUE EUROPEENNE D’ANTICIPATION, DE PLANIFICATION ET D’ADAPTATION, TRES FORTE !

Le réchauffement climatique accélère :


  • la fonte des glaciers et la hausse de température du permafrost (ou pergélisol). Ces deux phénomènes ont des conséquences sur la stabilité des versants mais aussi sur l'étendue des lacs glaciaires (possibilités de crues, de glissements de terrain et d'avalanches dans des secteurs jusque-là épargnés) ;

  • les atteintes à la biodiversité : hausse du risque d’extinction des espèces adaptées au froid et apparition d'espèces venant de climats plus chauds (GIEC). En haute montagne, 44 espèces animales et 186 espèces de flore sont menacées ;

  • la modification de la gestion de l'eau. Avec la diminution de l'enneigement (la neige stocke l'eau pendant l'hiver, l'eau est rendue disponible au printemps lors de la fonte), se pose la question de la disponibilité de la ressource en eau ;

  • la mortalité des forêts, avec un assèchement des arbres et des sols, une hausse des incendies, une augmentation des ravageurs et des champignons.


Ces phénomènes bouleversent directement les activités humaines.

Les activités humaines ont elles aussi des effets dommageables sur l'environnement. "La création de stations de sports d'hiver a engendré de gros bouleversements dans le paysage : aménagement de tunnels et de routes, construction d'hébergements et équipement de domaines skiables", souligne l'Office français de la biodiversité (OFB). Terrassements et damage des pistes détruisent la végétation naturelle et empêche l'infiltration des eaux de pluie. La pratique de certaines activités d'été (luge ou VTT) entraînent l'érosion des sols.

Le "tout ski" ne peut plus être une stratégie de développement pour la montagne. Une stratégie d’adaptation différenciée suivant les stations, les massifs et leurs enjeux propres est urgente.


Pour rappel, les équipement d'une station sont mesurés en « taux de couverture » de neige artificielle. En Auvergne- Rhône-Alpes, ce taux est de 45% avec pour objectif à court terme d'atteindre les 70%, selon le plan Montagne de Laurent Wauquiez. Actuellement, la neige artificielle recouvre 35% des pistes de ski françaises.


En France, 10 millions de m3 d'eau étaient consommés en 1999/2000 pour fabriquer de la neige artificielle. Au niveau des Alpes françaises, ce sont aujourd'hui entre 20 et 25 millions de mètres cube par an qui sont consommés pour la neige artificielle, soit, selon France nature environnement, la consommation en eau d'une ville comme Grenoble.


Dans la réalité, les politiques d’Etat, régionales, départementales et locales continuent d’investir dans le tout ski, pour preuve, le projet de Jeux Olympiques 2030, à rebours des enjeux climatiques globaux.




CE QUI DEVRAIT ETRE FAIT en MONTAGNE :


🏔️ se décorréler du tourisme et de la mono activité du ski

🏗️ stopper les constructions neuves

🛑 stopper les investissements qui confortent le modèle du ski

⚡️ réhabiliter les logements anciens

🌳 adopter une gestion forestière adéquate

💦 définir un usage de l’eau intégrant des priorités et une hiérarchie

⛪️ repeupler les villages à l’année

- consommer local

- changer les politiques fiscales en matière de logement

- organiser des moratoires par territoires avec des “médiateurs” neutres

- penser et réfléchir global, sur l’axe transalpin pour harmoniser les lois, les enjeux, les priorités en matière de biodiversité et d’écosystèmes






LES MONTAGNES, L’EUROPE et les VOTES des député(e)s




LA GAUCHE SOCIALE-ÉCOLOGIQUE est à la hauteur des enjeux en montagne : les députés français se sont révélés très à la hauteur des enjeux. Dans l’ordre de crédibilité on retrouve :

- Marie Toussaint

- Manon Aubry

- Raphaël Glucksmann









LE RASSEMBLEMENT NATIONAL ET LES RÉPUBLICAINS proposent, votent et financent des projets qui aggravent et aggraveront la vulnérabilité des territoires de montagnes ; ces partis, en France, poussent par exemple le projet de Jeux Olympiques 2030 dans les Alpes. Ces partis favorisent les politiques de NON adaptation qui aggravent la dévastation des montagnes. Jordan Bardella et François-Xavier Bellamy sont à l’envers des enjeux, enfermés dans le déni climatique, en se montrant sourds à la science et en s’opposant à la protection des montagnes et donc des habitantes et des habitants.




LE GROUPE RENAISSANCE a compris les enjeux mais n’agit pas. En n’agissant pas, ils empirent la situation et retardent la planification et l’anticipation en montagne. Valérie Hayer, leader de Renaissance et présidente du groupe libéral Renew, n’agit pas et montre que le groupe Renew ne constitue pas une alternative crédible et déterminée afin de défendre la protection de la nature et des montagnes.


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