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L'avenir en montagne



Ce sont bien les sports d’hiver qui, pour l’essentiel, ont porté les stations de ski au niveau où elles se trouvent actuellement. Elles continuent inexorablement à développer le ski, restant toujours des locomotives du ski alpin.


Lorsqu'en station on parle de la politique de diversification de l’offre, entreprise dans de nombreuses places touristiques depuis quelques années, les réponses sont très souvent les mêmes : « Le modèle économique est avant tout basé sur le ski, et il finance le reste» - de P. Mehidi, Directeur de la station des Rousses -.


Il est donc très difficile d'envisager une transition, pourtant : "Des éleveurs aux chasseurs ou à ceux qui renouent avec l’agriculture en montagne, en passant par les acteurs du tourisme local jusqu’aux spécialistes des écosystèmes montagnards,

il y a largement de quoi construire un univers sur d’autres bases que celles de la seule économie de la glisse en ski alpin.

Dans cet ensemble, les stations de ski alpin cumulent désormais toutes les contraintes externes d’origine naturelle et anthropique dont la nature chaotique du comportement limite la prévisibilité d’évolution, les trajectoires et, surtout, la prédictibilité.

Réduire leur vulnérabilité face aux risques par l'écoute des résultats des travaux interdisciplinaires — en sciences de la vie, en géomorphologie, en climatologie mais également en sciences humaines et sociales — en testant des scénarios prospectifs reste la façon efficace d'aider les acteurs qui vivent et travaillent en station et les stations elles-mêmes à se préparer à ce qui s’annonce comme étant une transformation radicale de leur avenir.

Encore faut-il être écouté ! La surdité, le déni, le fixisme, la dépendance au sentier des habitudes que nous constatons depuis 30 ans ne semblent pas être des solutions d'avenir. "Gémir n'est plus de mise".

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